Vous êtes-vous déjà arrêté devant la glace, une veste sur les épaules, pour scruter ces petits ronds qui tiennent tout ensemble ? Le premier, le second… et ce troisième, le rebelle. Pourquoi est-il là ? Et surtout, pourquoi les experts en style nous chuchotent-ils à l’oreille : « Ne le bouclez surtout pas » ?
Penchons-nous sur ce détail qui fait toute la différence.
Tout commence avec le roi Édouard VII, un homme qui aimait bien la table et qui, par conséquent, avait besoin d’un peu de marge sur le ventre. Pour faire bonne figure (et ne pas éclater en plein banquet), il demanda à ses tailleurs d’ajouter un bouton supplémentaire. Ainsi, le « bouton du roi » est né. Un petit secret d’abord, devenu une norme.
Mais alors, pourquoi ne pas le fermer ? La réponse vient de la selle. À l’époque, les hommes sortaient souvent leur costume pour aller à cheval. Quand on monte en selle, le bas du vêtement doit pouvoir glisser. Si le dernier bouton est fermé, il tire, il déforme, et on fait vraiment une figure de… bien, disons que ce n’est pas très élégant !
Alors, la prochaine fois que vous vous habillez, souvenez-vous : laisser ce dernier bouton ouvert, ce n’est pas de la négligence. C’est un hommage à l’histoire, au confort, et à la liberté de mouvement. C’est savoir que même dans les règles, il y a toujours une petite faille pour respirer.
Curieux, non ?